Reçu de CB

Reçu de CB
Les écologistes à la petite semaine n'arrêtent pas de nous embêter avec pleins de choses. Mais ils ne nous parlent jamais des reçus de carte bancaire. Les supermarchés ne font aucun effort là-dessus. Au contraire, plus le temps passe, plus ils rallongent (notamment pour faire de la place à la pub, au dos.)

Regardez tout ce que j'ai accumulé en 3 mois! En plus, c'est souvent du papier thermique, difficilement recyclable. Et au moindre paiement, on nous donne un ticket extrêmement loooong. Total, ça en prend, de la place! Et imaginez tout ces arbres gâchés.

Que fait Yann Arthus-Bertrand?
# Posté le jeudi 25 juin 2009 15:14
Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:46

Guy Verhofstadt

Guy Verhofstadt
L'actu ronronne un peu en ce moment.

La loi sur la burqa? C'est une loi qui concerne une micro-niche de population. Personnellement, ça me met mal à l'aise de voir un de ces fantômes, couvert de la tête au pied, même l'été et accompagné d'un mari habillé à l'occidental. Mais que va apporter cette loi? C'est surtout un dérivatif pour éviter qu'on ne parle de crise, de chômage, etc.
L'Iran? Certes, la propagande du régime est bousculée par les images. Neda, jeune femme tuée dans une manifestation, est une icone ultra-photogénique. Mais que va-t-il en sortir? Hélas, on s'achemine surtout vers un Tienanmen bis.
Le sarko-show de Versailles? Un énième discours "important". Sarkozy rêvait des Etats-Unis et de son discours sur l'état de l'union. Celui qui refusait les habits de monarque élu parle (ô ironie) au château de Versailles. Pour François Fillon, ce fut un enterrement de première classe. Le premier ministre a disparu. Les députés ont disparu. Le PS a fait un ridicule boycott, ne laissant que les députés de l'UMP dans l'hémicycle. Ce n'était plus un discours au parlement mais un meeting avec uniquement des supporters zélés.

Non, l'actu, c'est Guy Verhofstadt. On peut railler les "éléphants" du PS Français: leur parti est dans la mouise et ils ne pensent qu'à 2012. Mais l'ancien premier ministre Belge est encore plus drôle (il n'a pas l'air, comme ça.) Dans son nouveau livre, il plaide pour une Europe unie, forte. Et qui à sa tête? Verhofstadt, serait-on tenté de dire après avoir lu ce livre. Il a plein de bonnes idées, non? Sauf que notre homme a été un premier ministre passable, tant en terme économique que politique (il a été incapable de réconcilier Flamands et Wallons.) Et maintenant, il se verrait bien en chef de file de l'Union Européenne. Culotté, non?
# Posté le mardi 23 juin 2009 11:30
Modifié le mercredi 24 juin 2009 03:51

Omar Bongo: le pape de la Françafrique est mort

Omar Bongo: le pape de la Françafrique est mort
Pas de note pendant 15 jours, alors, pour me rattraper, j'écris deux articles d'affiliée!

Sacré Omar Bongo, il fut le dernier représentant de la deuxième génération de chef d'états Africain, comme Jean-Bedel Bokasa (diamantaire à Bangui et Paris) ou Félix Houphouët-Boigny.

La première génération avait souvent passé les années 30 dans les bancs des universités Parisiennes ou Londoniennes (avec en option, un stage à Moscou.) A l'indépendance de leurs pays respectifs, ils savaient distiller une pincée de socialisme et tenter d'intellectualiser leurs règnes (le plus habile étant Léopold Sédar Senghor) pour mieux masquer l'absence de démocratie et leurs tendances dictatoriales.

La deuxième génération, celle de Bongo, a grandi en Afrique. Elle préférait les habits du Panafricanisme au socialisme à l'occidental. Bongo fut le cas d'école de la Françafrique. "Repéré" par les SAC, l a très vite su se rendre indispensable et se vit propulsé à la tête du Gabon sans même un coup d'état. Le Gabon est riche en pétrole et en uranium; deux matières vitales pour la France.
La mode des chefs d'états Africains était au changement de patronyme. Joseph-Désiré Mobutu devint Mobutu Sese Seko Kuku et Albert-Bernard Bongo se transforma en El Hadj Omar Bongo Ondimba après avoir frayé avec Kadhafi.
Dans les années 80, il se rappelle qu'il a été membre de la SFIO et se rapproche de Mitterand. Jean-Christophe Mitterand en profite pour prendre le siège de Charles Pasqua. Giscard a clamé qu'en 1981, Chirac a été soutenu par Bongo. En fait, il arrosait tout le monde, même Georges Marchais! C'était du donnant-donnant et en échange de cela, la France n'était pas trop regardante sur la redistribution des rentes pétrolières et l'enquête sur l'assassinat de l'amant présumé de l'amant de madame Bongo (en France) fit long feu.
Dans les années 90, il faut être plus subtil. Des proches de Pasqua montent une filiale du PMU, tandis que Kouchner offre des "conseils" en sécurité sociale. Bongo n'a pas supporté que Balladur ne songe à remettre en cause les relations Franco-gabonaises. Du coup, Bongo soutiendra (financièrement et moralement) Chirac, malgré les voltes-faces de Balladur.
Sur le plan intérieur, Bongo fut là encore un cas d'école avec un clan familial aux postes-clefs et la constitution d'une fortune personnelle au détriment de la population. Une des filles Bongo a obtenu un illégalement passeport Américain à Christophe Roquencourt (l'escroc s'étant volatilisé avant de payer le passeport.) Elle a été rapatriée dés que le FBI a voulu l'interroger. Et lorsqu'un opposant politique émerge, il le coopte et l'arrose, de quoi le décrédibiliser auprès de la rue Gabonaise.

Ces dernières années, il n'avait pas perdu ses bonnes vieilles habitudes. Certes, Pasqua est hors-circuit et le pétrole Gabonais s'épuise, mais lorsque Sarkozy nomme un secrétaire d'état qui ose vouloir couper les ponts avec le Gabon, Bongo intervient et le malotru est chassé.
En 2008, une enquête révèle le patrimoine des Bongo. On apprend ainsi qu'un fils Bongo possède 3 (!) Bugatti Veyron. L'année suivante, plusieurs comptes bancaires en France sont gelés.
La mort même d'Omar Bongo fut opaque. Hospitalisé en Espagne pour une opération a priori bénigne, son décès a été annoncé, puis démenti, puis confirmé...

Aujourd'hui, la question de sa succession se pose. Ali Bongo, l'un de ses fils, tient a priori la corde.
Le continent Africain est plutôt embarrassé. Elle a toujours du mal a faire son autocritique. Bongo fut certes un chef d'état d'envergure régionale, voir mondiale. Mais il fut surtout un autocrate corrompu. Les Gabonais n'ont pas d'opposant crédible et les autres Africains n'osent pas critiquer une situation qui ne rappelle que trop ce qu'il se passe dans leur pays.
Car environ 50 ans après l'indépendance de la plupart des pays Africains, la corruption, la prédation et l'autoritarisme restent hélas des sport continentaux.
# Posté le dimanche 14 juin 2009 09:58

Gueule de bois aux Européennes

Gueule de bois aux Européennes
Dimanche soir, pour beaucoup de partis, c'était la douche froide.

Le plus grand perdant, c'est la démocratie. Mon bureau de vote du Perreux sur Marne, le dimanche matin était carrément vide. Alors que d'ordinaire, il y a la queue. J'en ai discuté autour de moi, les uns avaient un barbecue, les autres préféraient profiter du soleil, certains avaient oublié de faire le changement d'adresse... Bref, tout le monde avait des excuses pour ne pas voter.
Comme ça, Sarkozy a eu l'impression d'avoir eu un plébiscite. Bravo, les gars! L'UMP vous remercie.

Le Modem a manqué la dernière ligne droite. 8% et des poussières, c'est le "score naturel" du centre. Le premier truc à faire, ça serait d'arrêter de mettre en avant Marielle de Sarnez. C'est le genre de personne qui n'a aucune idéologie, aucun respect pour les militants et qui veut juste un mandat à tout prix. Elle n'a pas plus foi en Strasbourg qu'elle n'avait de foi en Paris. Mais à chaque fois, elle a joué des coudes et elle s'est retrouvée en tête de liste. En prime, avec son vide abyssal, elle entretien le "Bayrou est tout seul".
Le grand perdant fut le PS. Un peu plus et il glissait en 3e position. Dans Le grand journal, Martine Aubry était pathétique. Après l'habituel "Bayrou=UMP", elle tenta des intimidations "21 avrilesque" sur le vote pour les "petites listes de gauche". Puis elle essaya vaguement de taper sur Baroso (alors que le PSE veut, de fait, son maintien) le libéralisme (alors que le PS a voter le traité de Lisbonne) et d'invoquer le PSE. Le PSE? Quel PSE? En théorie, avec la crise, les Européens devraient vouloir "sortir les sortants" Libéraux. Sauf qu'en Allemagne, le SPD est pris en tenaille entre Die Linke (qui lui a volé son électorat) et la CSU/CDU (avec lequel il n'affiche qu'une différence de façade.) En Italie, Berlusconi est englué dans ses affaires de m½urs, mais la gauche est ultra-atomisé avec une tentative de coalition allant du centre à l'extrême-gauche et qui n'est d'accord sur rien. En Belgique, le PS, très wallon, est bien le seul à défendre un pays uni et à majorité wallonne, alors que les Flamand réfléchissent déjà à un corridor pour relier Bruxelles aux villes Francophones de Halle et Vilvoorde. Quant à la Grande-Bretagne, Gordon Brown est en train de se noyer avec le scandale des notes de frais. Pour sauver son poste, il joue les contorsionnistes et il n'est pas vraiment en mesure d'aider qui que ce soit... Enfin, en France, personne n'a cru au bras dessus/bras dessous de Martine Aubry et Ségolène Royal. De toute façon, avec la crise, le PS et sa ligne social-démocrate ont explosé en vol (avec Delanoé et DSK, ex-futur.) Le parti est aux fraises et ils en sont à se battre pour la candidature aux présidentielles de 2012...
Un autre perdant, dont on a peu parlé, c'est le Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon pensait avoir fait un hold-up. A un moment, il talonnait les Verts et le Modem. Tout ça pour finir à 6%.

Puis il y a l'OVNI d'Europe-Ecologie. C'est un peu comme les Rolling Stones: tous les 5 ans, Daniel Cohn-Bendit fait la tournée des plateaux de télé avec un drapeau vert dans une main et un drapeau écologiste dans l'autre. Le casting était parfait: l'ex-Mao-soixante-huitard devenu libéral, la juge "incorruptible" (de quoi rappeler l'époque où De Villiers exhibait Thierry Jean-Pierre, le juge du dossier RPR, tel un Pokémon) et l'alter-bobo. Evidemment, chacun a ses casseroles. Sans remonter loin. Cohn-Bendit fut littéralement viré par les Grüne Allemands, Eva Joli fit long feu en Norvège et José Bové le "rurbains" n'arrive pas à s'implanter durablement dans une structure.
Home me reste en travers de la gorge. Tout le monde s'est ému que la vieille du scrutin, Obama débarque en France pour faire des photos avec Sarkozy. Avec le vague prétexte du 55e anniversaire d'un débarquement dont tout le monde se contrefout. C'était une belle opération de com'. La preuve: il n'y avait aucun autre chef d'état présent, la Reine Anglaise n'ayant même pas été invitée. A contrario, que l'on diffuse un documentaire écolo-millénariste n'a choqué personne. Aucune protestation du CSA pour un film qui sort simultanément en salle, en DVD et passe à la télé. Aucune protestation des professionnels de l'audiovisuel sur un film diffusé gratuitement sur YouTube, en plein combat sur Hadopi. aucune raillerie sur le producteur, François Pinault (proche de Ségolène Royal et qui s'apprête à fermer un à un les magasins FNAC) et sa volonté d'améliorer son image. Aucune critique sur Yann Arthus-Bertrand, photographe qui a survendu La terre vue du ciel (livres, calendriers, DVD...) et qui se découvre une vocation écologiste sur le tard (au point de jouer les donneurs de leçon.) Et franchement, qui avait entendu parler de cette "journée mondiale de l'environnement" au nom de laquelle il était impératif de diffuser ce film le 5 juin. Il est évident que l'UMP s'est servi de Home (un bon moyen de faire voter les sympathisants écologistes, voir de transformer des votes Modem-PS en votes Europe-Ecologie.) Au mieux, ils ont dit oui à toutes les requêtes de Yann Arthus-Bertrand (sortie simultanée le 5 juin sur la télé, en DVD, en salle et sur YouTube; diffusions en prime time, etc.) et lui ont passé des coups de fils. Au pire, ce clone d'Une vérité qui dérange n'était qu'un missile mitonné en sous-main par la Sarkozie (et la gauche Carla.)
De toute façon, comme les Rolling Stones, une fois le show fini, Daniel Cohn-Bendit va de nouveau s'éclipser 5 ans et les Verts reviendront à leurs 2% aux prochaines électios.
# Posté le dimanche 14 juin 2009 07:07

Corée du Nord

Corée du Nord
La Corée du Nord est l'un des derniers reliquats de la guerre froide, voir de la 2ème guerre mondiale (Japonais et Nord-Coréens se regardant en chien de fusil.) Une dictature staliniste devenue une espèce de secte à l'échelle d'un pays.

C'était également un cas de realpolitik.

Les Sud-Coréens sont mitigés. Les plus jeunes n'ont plus de famille directe au Nord et l'exemple de la réunification Allemande (avec une RDA pourtant dynamique qui a coulé une RFA a priori insubmersible) a douché leurs envies de réunification. Ils préfèrent attendre qu'elle se développe, quitte à y financer à fond totalement perdus des zones franches. Quant aux intentions belliqueuses du Nord, les uns pensent que de toute façon, ils n'oseront jamais s'attaquer à leurs "frères" du Sud; tandis que les autres préfèrent s'abriter sous le parapluie US.

Les dirigeants Américains ne savent plus trop quoi faire. Clinton et Bush ont tenté la fermeté, le donnant-donnant, l'apaisement, les sanctions... Rien n'a marché.

A Pékin, c'est "à tous les coups on perd". Le pays tient à bout de bras le régime Nord-Coréens. En cas d'effondrement, au mieux, des millions de réfugiés partiront au Liaoning, où il y a déjà une forte minorité Coréenne et des réseaux de passeurs. Au pire, elle se retrouve avec une Corée réunifiée, un Pyongyang démocratisé et riche (alors que jusqu'ici, Pékin disait à ses ouailles que prospérité et démocratie sont antinomiques) et surtout, des soldats US à ses portes.
D'où un discours du "laissez nous discuter seul avec Pyongyang".
Or, aujourd'hui, non seulement on a la preuve que Pékin n'arrive pas à tenir son tumultueux voisin, mais en plus, c'est avec les Américains et uniquement avec eux que Kim Jong-Il veut discuter.

La grande question est: "Que veut la Corée du Nord?" Le dialogue semble rompu. Pyongyang multiplie les provocations. La Corée du Nord, c'est des milliers de missile pointés vers Séoul. Ils peuvent faire énormément de dégâts. Mais la différence avec 1949 et qu'elle se retrouverait seule face à la Corée du Sud, aux Etats-Unis et au Japon (qui possède la première armée Asiatique.) Cette stratégie serait donc suicidaire pour Pyongyang.
Mais y-a-t-il vraiment un leader à Pyongyang? Quelle est la capacité réelle de décision de Kim Jong-Il, sans doute très affaibli physiquement? Qui lui succédera? Dans la tradition dynastique Coréenne, le dauphin n'émerge qu'à la mort de son père. Néanmoins, au crépuscule de Kim Il Sung, Kim Jong-Il n'a cessé de monter en grade. Or, aujourd'hui, personne ne suit le même chemin. D'où la crainte du chaos.
# Posté le vendredi 29 mai 2009 14:44
Modifié le vendredi 29 mai 2009 15:16